C h a p i t r e   G é n é r a l B o l o g n e   '9 8
Ordre des Prêcheurs
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 GOUVERNEMENT : DÉMOCRATIE ET COLLABORATION

CHAPITRE GÉNÉRAL

BOLOGNE Juillet -Août 1998

Il m'a été demandé de vous proposer quelques réflexions sur le thème : « Gouvernement : Démocratie et collaboration ». Je prends la liberté de m'inspirer de la Bible pour parler de réalités qui, à première vue, ont leur source dans un terreau extra-biblique.

Démocratie ou Koinocratie ?

Lors du Congrès commémoratif du 25è anniversaire de la revue CONCILIUM (Louvain Septembre 1990), je m'étais risqué à proposer l'exploration, sinon l'usage, du concept de « koinocratie » à la place de celui de « démocratie » dans le langage religieux chrétien. La raison est la suivante :

Démocratie, système de gouvernement

La démocratie est un concept, un système et une pratique nés dans la Grèce antique et assumés par les peuples divers pour le gouvernement des sociétés. Comme système social mode de gouvernement politique, la démocratie repose sur des présupposés et une éthique excluant l'intrusion des dieux et le diktat des religions. Les sociétés se donnent des règles et des lois basées sur l'implication maximale du peuple et du citoyen dans l'exercice du pouvoir politique (regimen), dans la conception et l'organisation des lois. La démocratie, comme concept et comme pratique, se caractérise par une totale autonomie vis-à-vis notamment des religions. Elle évolue comme un système complexe, perfectible, selon une logique endogène.

Il est vrai que, dans l'histoire, les religions, particulièrement le christianisme, ont influencé, entravé ou favorisé l'exercice politique de la démocratie, en prenant position pour ou contre les régimes basés sur la démocratie, en s'alliant à des gouvernements ou à des structures monarchiques, despotiques ou tyranniques. L'histoire de l'Europe montre que, jusqu'à la Révolution française et au-delà, l'Église catholique a traditionnellement soutenu les monarchies autocratiques et les institutions féodales, légitimant par là des pouvoirs peu respectueux des libertés humaines et engendrant en elle une allergie aux formes démocratiques de gouvernement. Il serait cependant simpliste et injuste d'opposer christianisme et démocratie : la tradition de notre Ordre suffit à infirmer une telle assertion.

Tradition « démocratique » de l'Ordre des Prêcheurs

Depuis les écrits bien connus de Léo MOULIN et les nombreuses études contemporaines sur la législation de l'Ordre des Prêcheurs, on s'accorde généralement à reconnaître que les dominicains constituent au sein de l'Église l'Ordre antique le plus démocratique. Dans une conférence intitulée « Une 'démocratie' au Moyen-Âge : l'Ordre des Frères Prêcheurs », (in : Le Rotarien, Nov. 1997, 17-22), le fr. P. Abeberry, o.p., montre avec précision comment la structure, la pratique et l'esprit « démocratiques » qui caractérisent l'Ordre depuis ses débuts constituent une originalité remarquable au sein des institutions ecclésiales. Il fait ainsi remarquer que « ·cette « démocratie » dominicaine fonctionne depuis près de huit siècles. Dans le domaine politique, elle a, semble-t-il, influencé les chartes constitutionnelles de certaines nations modernes ». On connaît par ailleurs l'admiration que Léo MOULIN voue au fonctionnement démocratique de l'Ordre dans le passage suivant extrait de son ouvrage intitulé La société de demain dans l'Europe d'aujourd'hui  : « Il est difficile, écrit-il, de ne pas éprouver un sentiment d'admiration devant cette cathédrale de droit constitutionnel qu'est la législation dominicaine(·). Nous sommes ici en présence d'une authentique démocratie où les gouvernés sont pourvus de plus de pouvoir, disons de plus d'occasion de manifester leur volonté, que les gouvernants(·). Un mécanisme animé d'un double mouvement qui va sans cesse de la base vers la tête, en passant, pour s'enrichir, par tous les échelons, et retourne en cascade du sommet à la base, aussi éloigné de la facilité des systèmes centralisateurs que des périls de l'anarchie ».

Il est vain de s'attarder à enfoncer des portes ouvertes, puisque nous sommes tous convaincus -et légitimement fiers- du caractère foncièrement démocratique de nos institutions et de notre style de vie, au point de nous surprendre à le proposer au reste de l'Eglise. Le fr. Abéberry termine ainsi son article par un clin d'țil significatif aux institutions de l'Eglise et de l'Europe : « A l'intérieur même d'un catholicisme fortement centralisé, la démocratie dominicaine offre aujourd'hui encore un autre modèle possible de fonctionnement ecclésial mettant l'accent sur la participation et la co-responsabilité·Qui sait s'il n'y aurait pas là aussi quelque source d'inspiration pour une Europe qui se cherche ».

Des questions se posent·

Dans la pratique, des questions se posent parfois sur le fonctionnement actuel de l'Ordre ou sur la pertinence de telle ou telle pratique de nos institutions : jusqu'où, par exemple, doit aller le respect des libertés, des autonomies et des diversités ? Les majorités ne sont-elles pas parfois tyranniques et exclusives, et les minorités trouvent-elles toujours une juste considération ? L'égalité foncière des personnes et des droits ne conduit-elle pas parfois à l'égalitarisme, au nivellement des relations et à la désinvolture des comportements ? La co-responsabilité incite-t-elle à la solidarité et à la collaboration ? Que faire devant des situations de paralysie ou de blocage institutionnels, face aux manipulations de lobbies et de groupes de pression ? Comment user de sanctions qui apparaissent à la fois respectueuses des libertés des personnes et protectrices de l'intégrité et de l'identité de l'institution ? Quelles sont la signification et la portée du précepte formel aujourd'hui ? A l'heure de la mondialisation, comment éviter que l'instance du Chapitre général apparaisse comme un parlement coupé de la base et déconnecté des réalités humaines et religieuses du terrain ?

Aux sources évangéliques de nos institutions

Face à ces questions et aux limites de la pratique institutionnelle de l'Ordre, on est amené à amorcer un dépassement du système démocratique par un retour aux sources évangéliques de notre vivre-ensemble. Nos communautés et l'Ordre dans son ensemble ne constituent pas des rassemblements démocratiques obéissant à des règles et à des lois pour des projets humains de convivence et de conquête du monde. La Règle de Saint Augustin donne le ton, dès l'exergue, de la nature exacte de notre institution : «Tout d'abord, pourquoi êtes-vous réunis sinon pour habiter ensemble dans l'unanimité, ne faisant qu'un coeur et qu'une âme en Dieu». Pour Dominique, la Vita Apostolica se caractérise avant tout par la koinônia telle que les Apôtres ont tenté de la constituer après la Pentecôte, avec la force de l'Esprit : « La multitude des croyants ne formaient qu'un seul cțur et qu'une seule âme·Entre eux tout était commun·Ils étaient assidus à la koinônia· » (cf Actes 2 et 4).

Les racines évangéliques de nos institutions et, plus spécialement, de notre mode de gouvernement, sont sans cesse rappelées dans la Règle de Saint Augustin, dans la Constitution Fondamentale, dans les préambules du Livre des Constitutions et dans les Actes des Chapitres généraux. Peut-être avons-nous tendance à oublier un certain nombre de vérités de base, constitutives de l'existence et de la croissance de la koinônia dominicaine. Je n'en relèverai que trois :

1-L'Esprit est l'Auteur et la Source permanente de la koinônia dominicaine.

Que l'Esprit soit l'Auteur et la Source de la koinônia dominicaine est attesté clairement par la Constitution fondamentale : « Comme dans l'Eglise des Apôtres, entre nous la communion est fondée, bâtie et affermie dans le même Esprit » (Const. Fond. 3 § 1). Notre vivre-ensemble et notre Mission, issus de la tradition apostolique et prophétique, sont marqués du sceau de l'Esprit dont le premier charisme est celui de la koinônia.

La tradition dans l'Ordre veut que chaque acte majeur posé par les Chapitres soit précédé de l'invocation ou de la Messe de l'Esprit Saint. Cela devrait être plus habituel dans nos rassemblements électifs ou délibératifs, pour rappeler la place et le rôle de l'Esprit dans le Projet de vie de Dominique et dans la permanente fidélité de l'Ordre à ce Projet. Quand, dans des Chapitres, on en vient parfois aux mots (ou même aux mains?!), quand on est près de briser la koinônia dans des situations conflictuelles, pourquoi ne pas raviver la présence de l'Esprit à la Communauté -ou plutôt l'inverse-, à l'exemple des Apôtres qui ne prenaient de décision qu'avec l'assistance et l'autorité de l'Esprit ? Nos assemblées capitulaires oseraient alors dire, en toute vérité et responsabilité, à l'instar de l'Assemblée apostolique de Jérusalem : « L'Esprit Saint et nous avons décidé· » ?

Je crois qu'une des causes principales du mal-fonctionnement de nos institutions réside dans le « déficit d'Esprit » qui caractérise certaines de nos Assemblées, un manque de référence vitale à la nécessaire présence de l'Esprit qui, seul, conduit nos délibérations et nos débats à la Vérité toute entière dans la koinônia. Le partage fraternel des biens, l'échange des idées s'effectuent dans l'invocation et l'accueil de l'Esprit. Les règles pratiques du fonctionnement démocratique et du gouvernement doivent s'appuyer sur cette réalité première, source du service de l'Autorité et de la disponibilité de l'Obéissance.

2 - La koinônia repose sur la coresponsabilité.

Deux passages de l'Ancien Testament illustrent cette réalité fondamentale de la coresponsabilité qui caractérise la koinônia : dans l'épisode bien connu du livre des Nombres (Nb. 11, 16-18), Dieu donne cet ordre à Moïse : « Rassemble-moi soixante-dix des anciens d'Israël·Je prendrai de l'Esprit qui est sur toi pour le mettre sur eux. Ainsi il porteront avec toi la charge de ce peuple et tu ne seras plus seul à le porter. » La coresponsabilité exercée par Moïse et les soixante-dix anciens à la tête du peuple a sa source dans le partage de l'Esprit dont l'unicité est signifiée par le prélèvement de dessus la tête de Moïse. Tous communient au même Esprit antérieurement donné à Moïse, tous participent collégialement au gouvernement du peuple. L'épisode d'Eldad et de Médad recevant le même Esprit bien que restés hors du camp amène cette belle prière de Moïse s'écriant : « Ah ! puisse tout le peuple de Yahvé être prophète, Yahvé leur donnant son Esprit ! » (Nb. 11, 26-30).

Ce vțu sera repris en écho par Joël  sous forme de prophétie : « Je répandrai mon Esprit sur toute chair : vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens auront des songes, vos jeunes gens, des visions. Même sur les serviteurs et les servantes·je répandrai mon Esprit » (Jl 3, 1-2).

Ces deux passages de l'Ancien Testament illustrent la manière dont le Peuple de Dieu est appelé à se gouverner : dans un esprit de coresponsabilité, i.e. de communion au même Esprit, Source de tout pouvoir, de participation de tous à la vie et à la croissance de l'ensemble, de partage harmonieux des responsabilités. Dans le Nouveau Testament, ni le pouvoir des clés (Mt. 16, 19), ni la pratique des Apôtres n'inclinent à une concentration autocratique du pouvoir de gouvernement. Tout au contraire invite à l'exercice de la coresponsabilité à tous les échelons, sans confiscation hiérarchique du Bien commun de l'Esprit répandu sur les jeunes et les vieux, les femmes et les hommes, les notables et les serviteurs (cf. Joël).

Dans l'Ordre, nos Constitutions et la pratique capitulaire nous éveillent sans cesse à l'exercice de cette coresponsabilité. Très tôt, chacun découvre qu'il est sujet de plein droit et membre à part entière du corps entier, et qu' « à plusieurs, dans la diversité des dons et des fonctions, nous ne formons qu'un seul corps » (Rm. 12, 5). Mais souvent, dans la pratique, la coresponsabilité n'est pas comprise ni exercée de façon adéquate, soit par manque de partage des responsabilités par ceux qui en sont officiellement investis, soit par défaut de participation de la part des autres membres de la Communauté ou de la Province.

Cela peut s'expliquer de deux manières : d'une part, malgré les garde-fous constitutionnels mis à l'exerce de l'autorité, la tentation est parfois grande d'une dérive autoritaire et d'une pratique solitaire du pouvoir au sein de nos institutions. Il est impératif qu'à mi-mandat s'exerce un contrôle vrai et fraternel du gouvernement des prieurs conventuels et provinciaux, afin d'y opérer les correctifs nécessaires et d'y apporter les amendements requis.

D'autre part, les Chapitres et les Conseils peuvent également succomber à la tentation de fonctionner comme des loges protégées par le secret des huis clos. Aujourd'hui particulièrement, la nécessité d'une information la plus large et la plus régulière possible se fait sentir à tous les niveaux de délibérations et de prise de décisions. L'indifférence ou la désaffection des Frères par rapport aux Actes et aux décisions des chapitres provinciaux et généraux proviennent en grande partie du déficit d'information qui caractérise le fonctionnement de nos Assemblées. Concernant spécialement le Chapitre général, force est de reconnaître que la grande majorité des Frères ne s'y intéressent guère, pour la simple raison qu'ils ne sont associés ni à sa préparation, ni à son déroulement, encore moins aux orientations et aux décisions qui s'y prennent. Beaucoup regrettent que les Chapitres généraux s'occupent plus de questions de routine que de vrais enjeux de l'heure, et que l'on ne puisse pas communiquer à l'avance à l'ensemble des Frères les grandes questions à traiter, pour ainsi favoriser l'élaboration de décisions plus consensuelles. Peut-être serait-il profitable pour tous qu'une année à l'avance, le résultat du travail des diverses commissions de l'Ordre sur les questions majeures de la vie et de la mission dominicaines soit communiqué à l'ensemble des Frères pour information, suggestions et amendements. D'autre part, à l'heure du fax et de l'Internet, le Secrétariat et le Comité de presse du Chapitre pourraient ventiler chaque semaine des nouvelles du Chapitre sous forme de communiqués d'information destinés à tous les Frères, et ce durant tout le temps de la tenue de l'Asemblée capitulaire. Enfin, ne pourrait-on pas, à la fin du Chapitre, sans attendre la publication des Actes que très peu de Frères lisent par la suite, faire un résumé clair et succinct des principales décisions et orientations prises par le Chapitre, résumé destiné sans délai à l'ensemble des Frères ? Il est certain que nombre de difficultés et de problèmes rencontrés dans l'exercice de l'autorité et la pratique de la coresponsabilité sont engendrés par un manque d'information et de communication entre les Frères et les instances de gouvernement..

Concernant toujours l'exercice de la coresponsabilité par le fonctionnement des assemblées capitulaires, une question particulière, déjà soulevée par le passé, touche la composition des chapitres des Couvents de formation où, par le jeu du nombre, de jeunes frères vocaux en formation peuvent constituer une majorité de décision et de gouvernement pouvant parfois affecter ou paralyser les orientations et les décisions du Couvent ou même de la Province. La majorité automatique est, bien sûr, dans la ligne de la démocratie, mais pas toujours dans celle de la koinônia. Le résultat acquis par l'application de la seule règle démocratique (un homme, une voix).ne tient pas compte de la disparité des expériences et du jugement prudentiel des votants. Faut-il alors recourir au Conseil conventuel comme à un sénat de sages ? C'est risquer d'en faire un contre-pouvoir antagoniste et supérieur à l'instance du Chapitre, ce qui n'est pas conforme à l'esprit de nos lois. La question et la difficulté demeurent. Il reste à trouver un mode de fonctionnement particulier du Chapitre dans ce cas particulier du studium et des centres de formation.

Il faut noter, enfin, que la conception de l'état-providence, génératrice de tant de passivité et d'irresponsabilité chez le citoyen, semble se transposer parfois dans nos couvents ou nos provinces. Les longues années de formation durant lesquelles les pères-maîtres, régents, prieurs, provinciaux et autres « supérieurs » ont pourvu à l'éducation et à la promotion du frère ne semblent pas toujours avoir engendré et accru en lui un sens aigu de sa responsabilité à l'égard de l'ensemble. Le bien commun demeure une notion sans visage, et l'on se repose volontiers sur les « supérieurs » pour sa promotion et sa sauvegarde. Cela crée à la fois une vision patriarcale et providentialiste de l'autorité, et une conception passive et légaliste de l'obéissance. Cela aussi demande examen et réévaluation.

3-La koinônia ouvre à la collaboration et à la solidarité

Terminons ces réflexions par une brève allusion à un aspect pourtant important de la koinônia dominicaine : celle-ci engage à la collaboration et à la solidarité.

Si l'on s'arrête à la structure démocratique de l'Ordre, on risque de souligner plus que de raison l'autonomie des personnes et des entités. La koinônia est une exigence d'ouverture, de collaboration et de solidarité. Ouverture aux besoins des plus faibles (c'est inspirés par la koinônia que les Apôtres organisent la mise en commun des biens, et que Paul entreprend une collecte en faveur des communautés de Palestine) : besoin de soutien matériel, besoin de personnel, d'appui ou d'assistance de tout genre.

Exigence de collaboration entre couvents ou entités, d'échanges de frères, d'informations, de services. Les structures nationales ou régionales de collaboration sont de précieux outils de koinônia, à condition qu'elles fonctionnent efficacement. Grâce à l'Inter-Africaine, par exemple, l'Afrique dominicaine s'est consolidée et est devenue, en l'espace d'un quart de siècle, une réalité vivante et viable.

Enfin, la koinônia promeut la solidarité dans la poursuite de l'unité de cțur et la construction de la fraternité. Diversité des personnes, des cultures, des contextes, des opinions, des engagements, mais communion dans la fraternité. Peut-être avons-nous à promouvoir davantage aujourd'hui cette solidarité en tournant la page d'un passé non exempt d'oppositions, de querelles, de rivalités et parfois d'anathèmes entre provinces. Il n'est pas nécessaire de transmettre à la jeune génération cet héritage qui perpétue les préjugés et brise la solidarité. L'ouverture et la collaboration entre provinces par-delà les frontières historiques et juridiques sont à promouvoir par tous les moyens, dès la période de la formation institutionnelle.

Conclusion

Que dire pour conclure ? Démocratie ou koinôcratie ? La réponse est bien simple : démocratie et koinôcratie. Il faut respecter les deux ordres, et opérer un dépassement (Aufhebung, diraient les philosophes allemands) qui nous fait passer perpétuellement par un régime vers un autre qui puise ses principes et ses exigences dans l'Evangile. On doit cependant souligner que le gouvernement de la Communauté par elle-même (Koinôcratie) s'effectue par la tension de tous vers un but : l'unanimité apostolique, la communion (koinônia) pour la Mission.
 
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