Le frère Hervé Ponsot du couvent de Lille est chargé de créer une antienne européenne au chantier de l'édition de la BEST (Bible en ses Traditions) de l'Ecole Biblique et Archéologique de Jérusalem. Il était présent le 24 octobre dernier à l'inauguration d'une exposition au Petit Palais à Paris sur les religions qui accueille une borne informatique présentant le projet.
La « Bible en ses traditions » au Petit Palais
Fin mai 2012, alors que je résidais encore à Jérusalem, me fut transmis un courriel de Raphaëlle Ziadé, ancienne élève de l’École biblique et archéologique française de Jérusalem, devenue conservatrice au Petit Palais. En tant que commissaire d’une grosse exposition sur les religions, « Dieu(x), modes d’emploi », prévue du 25 octobre 2012 au 3 février 2013, Raphaëlle souhaitait présenter le chantier « Bible en ses traditions » comme l’un des symboles de la recherche religieuse moderne.
Le support était en conformité avec l’orientation numérique et en ligne du chantier, une borne informatique. La difficulté était d’une part que le travail ne pouvait commencer qu’en juillet, et devrait être repris en septembre pour une livraison à la mi-octobre, et qu’il s’agissait, dans ce court laps de temps, d’imaginer un programme interactif tactile entièrement nouveau. Les données, heureusement, étaient connues et disponibles, puisqu’il s’agissait de présenter le fameux « Sacrifice d’Isaac » (Genèse 22), dont une étude détaillée existait déjà grâce à André Wénin dans le volume de démonstration en français du chantier (http://www.bibest.org/vd/01.Gn22.fr.pdf).
Par l’intermédiaire du frère Éric Salobir, promoteur dominicain des médias, et de sa structure d’aide relative aux nouvelles technologies (OPTIC), je fus mis en relation avec l’entreprise Spyrit (www.spyrit.net), fondée et dirigée par Pierre-Yves Stucki, qui décida immédiatement de relever le gant. Après une rencontre avec Raphaëlle Ziadé et son équipe d’informaticiens, permettant de définir en gros les attentes et les modalités, le travail a commencé…
Beaucoup d’angoisse chez chacun des partenaires, surtout après que Raphaëlle Ziadé ait jugé fin septembre un premier jet, qui n’était en fait qu’une esquisse, insuffisant, mais finalement, le deuxième jet présenté mi-octobre sur la borne déjà en place au Petit Palais a contenté tout le monde : brillante mise en place de l’interactivité, qualité de la mise en page. Il a suffi d’y pratiquer quelques modifications cosmétiques. Une seule limite évidente : la question des droits sur les images empêche de donner toute sa place à la dimension graphique.
Il faut dire un très grand bravo à l’équipe de Spyrit qui a su innover, et, on peut le dire, magnifier le travail imprimé : les commentaires lus et entendus sont unanimes pour relever la qualité du programme proposé sur la borne. Celui-ci augure bien de ce que pourra et devra être le futur du chantier. Chacun peut en juger en cliquant sur le lien suivant (le navigateur Chrome et un écran de résolution au moins égale à 1900 x 1280 sont des pré-requis) :
Le 24 octobre, avait lieu l’inauguration à Paris, de 18 h 30 à 22 h. Je m’y suis rendu profitant au départ de l’accueil et de la visite réservés au maire de Paris, Bertrand Delanoé, avant de me « poster » à proximité de la borne : la photo ci-jointe me montre en compagnie de Jean Guéguinou, ambassadeur de France et ancien consul général de France à Jérusalem, par ailleurs Président de l’association des amis de l’École biblique. Pendant deux heures, ce fut un défilé de personnes intéressées de toutes origines et confessions religieuses, y compris l’initiateur de l’exposition, directeur scientifique du Musée de l’Europe et ancien ambassadeur d’Israël en France, Élie Barnavi, entouré de plusieurs de ses relations. Il m’est apparu évident que, si l’on avait pu poster un connaisseur du chantier en permanence près de la borne et pendant les 3 mois et plus que doit durer l’exposition, la notoriété du chantier serait totalement assurée.
Un seul et grand regret : la borne informatique devait être associée à la présentation des volumes de démonstration, en français et en anglais, mais des considérations techniques ont empêché cette présentation au dernier moment, la veille du vernissage.

