Etre dominicaine aujourd'hui

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Etre dominicaine aujourd'hui
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L’Ordre des prêcheurs (ou o.p. pour Ordo praedicatorum), créé à Toulouse en 1215 par saint Dominique et approuvé par le pape Honorius III en 1216, se fonde sur la règle de saint Augustin, et sur ses propres Constitutions. La première communauté fondée par saint Dominique fut d’ailleurs un monastère de femmes, à Prouilhe, près de Fanjeaux dans l’actuelle Aude. En France, il existe deux provinces : celle de France et celle de Toulouse.

800 ans après sa fondation, ce qui impressionne quand on détaille la famille dominicaine, c’est la diversité de ses rameaux. Si l’on s’en tient aux femmes, on découvre deux principales branches : les moniales et les sœurs. Les moniales ont une vocation contemplative : en 2013, elles étaient plus de 2 700 moniales professes dans le monde et vivaient dans 219 monastères. Il existe 13 monastères francophones réunis au sein de la Fédération Notre-Dame des Prêcheurs, soit près de 200 soeurs. Ce sont les monastères de Beaufort (département 35), Chalais (38), Dax (40), Estavayer (Suisse), Langeac (43), Lourdes (65), Lunden (Norvège), Orbey (68) (en photo), Paray-le-Monial (71), Prouilhe (11), Saint-Denis (La Réunion), Saint-Maximin (83) et Taulignan (26).

« S’établir d’un seul cœur dans la perpétuelle mémoire de Dieu, tel est le but auquel toute la vie des moniales est ordonnée » précise le Livre des Constitutions des moniales dominicaines. Ces femmes consacrées vivent dans la prière, l’étude, le travail, la vie commune et l’accueil.

La seconde branche des dominicaines, beaucoup plus importante en nombre, rassemble 35 000 sœurs apostoliques dans le monde réunies en 150 congrégations, dont une trentaine francophones, rappelle le site des dominicains de la province de Toulouse. On les retrouve notamment en service dans l’église, dans des écoles ou encore des hôpitaux. « Ces congrégations, dont l’appartenance dominicaine est reconnue par le Maître de l’Ordre, gardent différents degrés d’indépendance et d’autonomie. Presque toutes font partie des Sœurs Dominicaines Internationales (DSI) » rappelle l’Ordre des prêcheurs.

Parmi les congrégations francophones, on compte par exemple les Dominicaines de la Présentation (voir portrait de Sœur Anne Lécu, page suivante), les Dominicaines du Cœur immaculée de Marie ou encore les Dominicaines de Béthanie, fondées respectivement en 1695, 1860 et 1866. Les dominicaines de Béthanie ont vocation à accueillir dans la vie religieuse d’anciennes détenues et d’ex-prostituées ; la seule à connaître le passé de chacune est la prieure générale.

A toutes ces communautés, concernant les femmes, il faut ajouter les fraternités laïques, qui rassemblent des milliers de membres.  Il existe également des Instituts séculiers dominicains, ainsi qu’une Société de vie apostolique : l’Institut des Dominicaines du Saint-Esprit, rassemblant des vierges consacrées vivant en commun, gérant actuellement six écoles, notamment à Pontcalec (56) et Draguignan (83), et suivant pour leur part la forme extraordinaire du rite romain.

Les moniales et sœurs dominicaines portent l’habit et le scapulaire blancs de l’ordre, avec un voile noir ; certaines portent une guimpe et un bandeau et d’autres non. D’autres encore sont en civil. Au-delà de l’habit, c’est la principale devise de l’Ordre dominicain qui unit toutes ces femmes : contempler, et transmettre la vérité contemplée... pour le salut des âmes.

 
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