fr Jordan Schmidt : un jeune bibliste dominicain

Subtitle: 
Session annuelle « Bible in Jerusalem »
Picture: 
fr Jordan Schmidt, a young Dominican Biblicist
Body: 

Mardi 2 janvier dernier, l’École s’est tout à coup emplie de nouveaux dominicains, aux repas comme aux offices. Chaque année depuis 2014, une délégation de jeunes frères dominicains du monde entier vient passer plusieurs jours à l’École biblique. Ils sont pour la plupart en cours de doctorat, ou bien l’achèvent tout juste. Mercredi matin, la session commença par un mot du directeur, puis les frères s’exprimèrent au fil des jours pour partager leurs recherches bibliques et réfléchir ensemble. Malgré la tempête et la pluie, guidés par Matthew Adams, directeur de l’Albright, ils se sont rendus sur le site biblique de Megiddo.

Interview – Jordan Schmidt :

​« Je suis Jordan Schmidt, frère de la Province de Saint-Joseph, la Province de l’Est aux États-Unis. Je viens de terminer mon doctorat, je l’ai soutenu le mois dernier, et je vais commencer à enseigner dans notre Maison d’Études, la Faculté de l’Immaculée Conception, à Washington D.C. Mon doctorat portait sur le Siracide – création et culte -, passé à l’Université catholique d’Amérique, après un travail mené pendant quatre ans : heureux de l’avoir achevé !

J’ai étudié au séminaire diocésain, pendant plusieurs années, et c’était la première fois que j’étudiais les Écritures. Alors, j’ai réalisé que par le séminaire diocésain et pour les prêtres diocésains aux États-Unis, c’est-à-dire dans mon diocèse, il ne serait pas possible d’approfondir beaucoup cette voie ; j’ai donc commencé à réaliser que j’avais un grand amour pour la vie intellectuelle, une dévotion pour les études intellectuelles, et que c’est ce que je voulais faire, à un niveau plus élevé.

Est-ce votre première fois à l’École biblique ?
​Non, c’était en 2014, le Maître de l’Ordre, invita les provinciaux, les régents des études, et tous ceux qui selon eux pourrait être intéressés par l’études des Écritures, à venir ici. Ils avaient une réunion au sujet de l’avenir de l’École, et à cette réunion, nous vint l’idée de ce colloque annuel. C’est une opportunité pour nous, dominicains qui sommes un peu plus jeunes, commençant dans les Écritures, de développer à ce stage d’initiation notre propre style d’exégèse. C’est une bonne opportunité pour moi d’avoir davantage de contact avec les personnes qui ont une approche différente de la mienne, car il y a des différences entre les approches américaines et continentales européennes. C’est un moyen pour nous d’apprendre des autres – j’apprends beaucoup quand je viens ici -, et de réfléchir davantage non nécessairement aux méthodes concrètes, mais aux approches plus larges.

Quel était le programme de cette session ? 
Cette année, une partie fut de présenter notre recherche, ce que nous avons creusé par le passé : ceci nous incite à des projets plus importants que ce que nous avons déjà achevé. Une autre partie est de travailler quelque chose de nouveau, donc cette année quelques-uns ont réalisé des présentation sur le thème « Théologie biblique » : est-ce possible, impossible, qu’est-ce que c’est, et qu’est-ce que cela signifie ? Et la troisième partie fut de travailler tous ensemble sur un passage, cette année c’était l’Apocalypse, chapitre 4. Nous utilisons le site de la Bible en ses Traditions comme interface, et avons donc un moyen de guider notre conversation. Ceci nous donne aussi l’opportunité de travailler ensemble avec une autre exégèse. Juste avant cette interview, nous parlions des différentes traductions du chapitre 4 de l’Apocalypse, des comparaisons des versions. Et nous parlons aussi des façons dont la Révélation est utilisée pour la théologie, l’art et autres choses.

Et demain vous vous rendrez donc à Megiddo ? 
Oui ! Et c’est d’ailleurs le quatrième point de cette session. Venir à Jérusalem, pour moi qui vient des États-Unis, ne fait pas sens si c’est pour rester ici enfermé à l’intérieur. C’est donc une appréciable ressource pour beaucoup d’entre nous de pouvoir visiter des sites bibliques significatifs. Megiddo est l’un d’eux, très intéressant tant pour l’Ancien que pour le Nouveau Testament. Et le fait que Matthew Adams, directeur de l’Albright Institut américain de recherche archéologique, nous donne cette conférence ce soir et nous guide demain pour cette sortie est pour nous une grande chance. »

Propos recueillis par Aziliz Le Roux.

​​

(15 janvier 2018)