L’art : une façon de proclamer la Bonne Nouvelle

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le père Gaston Petit, op
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Fra Angelico prêcha par son art. Depuis, l’art est devenu une mission, un métier, comme dirait le père Geffré, pour plusieurs dominicains et dominicaines à travers les âges. En l’an 2000 le Maître Général de l’Ordre, le père Timothy Radcliffe, invitait plus d’une vingtaine de frères et sœurs du monde, pour qui l’art est un mode de prédication, à un colloque qui se tint à Rome. Parmi ces religieux-artistes, il y eut entre autre le père Kim En Joong, Coréen œvrant en France et le père Gaston Petit Canadien, missionnaire au Japon. Deux artistes, un Coréen en Europe et un Canadien en Asie. Une rencontre moderne du Yin et du Yang, belle diversité de l’Ordre !

Dès son arrivée au Japon en 1961, le père Gaston Petit approfondit le sens de sa mission et l’a mis en pratique à travers son l’art. Une grande partie de son œuvre restera au Japon. Elle est composée d’une trentaine d’églises ou de chapelles auxquelles il a collaboré, tant pour l’aménagement intérieur, mobilier, tabernacles, que pour des peintures murales et des vitraux, dont certains ont plus de cent mètres carrés. La plus impressionnante peinture murale étant sans doute celle de l’église de Shirayama à Nagasaki qui nécessita plus de quatre tonnes de bronze pour sa fabrication. Œuvre qui raconte d’une façon originale l’arrivée du christianisme au Japon où se lisent des mots en différentes langues, celles qui ont apporter la Bonne Nouvelle en Extrême-Orient.

La production artistique de Gaston Petit est aussi variée qu’imposante. Dans son atelier attenant au couvent de Shibuya (Tokyo), l’artiste orienta ses activités d’abord vers l’estampe, enseignant à des groupes d’artistes de toutes les couleurs, et formant des imprimeurs, tout en produisant un catalogue raisonné de ses propres œuvres.. Au cours des années, il eut l’occasion de participer aux principales biennales internationales d’estampes.

La peinture est loin d’être absent de son œuvre. Au contraire, Iimpossible de savoir le nombre de peintures exécutées depuis 1944 ! Combien de toiles soulignent les différentes séries de son imposante production. Un seul Par exemple : la série appelée Portrait familial, compte, à elle seule, plus de cinq cents travaux. Peintures et estampes ont été, pour ainsi dire, exposées aux quatre coins du monde et un grand nombre fait partie de collections de musées.

Dans le but d’approfondir son art Gaston Petit eut l’occasion de se déplacer souvent. Un artiste doit affiner son regard, voir et voir encore. Après quelques années d’université pour s’ouvrir davantage aux cultures asiatiques, Gaston Petit fit plusieurs voyages dans le but de mettre à profit ses connaissances des cultures orientales. Par la suite, il traduisit ses expériences par écrit. Après avoir publié deux livres et plusieurs articles sur l’estampe japonaise contemporaine, Gaston Petit il parcourut La Route de la Soie. Un moment crucial pour comprendre les cultures asiatiques, la japonaise en particulier. Ce qui l’amena à donner plusieurs conférences tant dans des universités qu’à des groupes de personnes intéressées.

Il y aurait tant à dire. Résumons son parcours artistique en vous invitant à ne

pas manquer de regarder son Site récemment terminé, dont voici l’adresse :

www.gastonpetitop.com

 

(23 février 2017)