Le Chapitre de Bologna et la collaboration dans la Famille dominicaine: Entretien avec frére Bruno Cadoré

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Fr Bruno Cadore, op
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Le Dimanche 2 Octobre il y a eu l’ouverture de la 36e Congrégation de la Compagnie de Jésus (Jésuites), avec une célébration eucharistique présidée par le Maître de l’Ordre, Fr.Bruno Cadoré.

Après la messe, rappelant la simplicité du Maître, j’ai voulu l’attendre au de hors du Palais de Jésus.  Dans des occasions précédentes, j’avais déjà apprécié la frugalité de vie du Maitre : à l’occasion du Centenaire du Couvent du Rosaire en Prati (Rome), il est arrivé à pied de la station de metro ;  et à un autre évenément près de l’Université Pontificale “San Tommaso d’Aquino – Angelicum” on l’a vu arriver et quitter à pied avec son sac-à-dos toujours présent.

Peu de temps après, je le vois sortir de la porte latérale : il régardé autour de lui pour s’orienter et puis il part, avec ce marcher mésuré, typique des marcheurs experts.

Je m’approche,  je l’appelle : « Maître!» (Je me suis toujours demandé comment appeler le Maître). Il se tourne surpris, mais en voyant le badge dominicaine sur ma veste, il s’assure un peu. Je me présente et je lui propos de l’accompagner à Sainte-Sabine, pour lui poser des autres questions.  Ceux qui suivent sont vingt minutes d’aimable conversation, le temps juste pour gagner le pied de la colline de l’Aventin, où la montée rapide qui part de là nous aurait rendu difficile de parler normalement.

Enfin, nous nous sommes salués cordialement, je l’ai remercié du temps et de la patience qu’il m’avait réservés, et…bien sûr, j’ai fait un selfie avec le Maître.

Q: Maitre, contrairement à ce qui se passe avec les Franciscains, où l’un préside les célebrations des fondateurs de l’autre, avec les jésuites il n’ y pas une grande tradition à cet égard.

R: C’est vrai: en fait,  ca c’est la première fois qu’on nous a invités, tandis qu’avec les Franciscains on a une grande amitié : par exemple, le  4 octobre nous célébrerons près d’eux.

Q: Le récent Chapitre de Bologne a exhorté à poursuivre la collaboration dans la Famille dominicaine, et a démandé qu’il y ait plus de participation dans la préparation des Chapitres respectifs. (réf : Actes 133).

R: La famille dominicaine est très importante et le processus de collaboration entre les branches se poursuit avec succès. C’est un nouveau pas en avant: chacun peut contribuer à abattre tous murs et malentendus; et tout en vue de la prédication à laquelle nous sommes appelés.

Q: Le Chapitre parle aussi d’un Repertoire de la Famille Dominicaine (réf.: Actes 131).

R: Le Répertoire envisagé c’est pas un outil froid, un code de la loi à respecter rigidement; il doit contenir les moyens et les possibilités de collaboration au sein de la famille dominicaine. Partenariat pour la prédication, oui, parce que moines, sœurs et laïcs peuvent avoir et ont des spécialisations, des tâches et des capacités diverses et des divers endroits pour prêcher. Nous devons connaître et apprécier ceux qui mieux conviennent aux opportunités différentes de notre mission. Prêcher  dans les rues est différente que prêcher dans les universités; prêcher aux malades est différent que prêcher aux familles.

Nous avons également besoin de coopération pour le gouvernement. Il n’est pas dit que l’Ordre ou les Congrégations auront toujours les ressources humaines internes nécessaires ou appropriées pour assurer leur gouvernement. Nous devons élargir   nos horizons à toute la Famille Dominicaine, découvrir et faire développer nos frères et sœurs disponibles à ce service ainsi que le sont les moines et les sœurs.

Q: Cela représente une transition définitive d’une participation pieuse à une appartenance vocationnelle convaincue à l’Ordre.

R: Il y a des nuances dans le sens de l’appartenance à l’Ordre et où il y a ces sentiments de dévotion, les frères et les sœurs doivent développer leurs discernement vocationnel. A ce régard, formation et éducation sont très importantes.

Q: Le Chapitre de Rome de 2010 avait demandé la création de « Echoles de Prèdications » (réf. :Actes 149). Est-ce un projet encore valide ?

R: Bien sur. C’est un projet très populaire aux États-Unis et récemment on a ouvert des écoles en France et aux Philippines. Ces echoles sont organisées en cours de formation de durées variables ainsi qu’en réunions périodiques où les intervenants sont des experts internes et externes de l’Ordre; on reflète aussi sur les expériences de vie passées e sur le projets futurs.

Q: Le Chapitre de Bologna a récommandé d’inclure également dans les projets de formation les médias numériques (rèf.:Actes 151-156). Quels sont les objectifs? Et quel est l’approche de l’Ordre envers ces médias?

R: Les médias numériques sont devenus un instrument d’usage courant et leur utilisation globale a transformé les relations personnelles, la société et la langue. Comme prédicateurs, nous ne pouvons pas ignorer ce changement et nous devons le connaître pour bien comprendre le monde où nous sommes appelés à accomplir notre mission. Pour ces raisons, en plus de nous former sur ces sujets, l’Ordre a promu OPTIC (Ordre des Prêcheurs pour la technologie, l’information et la communication) au fin d’étudier la meilleure façon pour             réaliser notre prédication en utilisant ces nouveaux médias,  pour comprendre leur potentiel et leur effets, pour savoir comment approcher les gens dans le continent numérique et comment lui parler de Dieu.

En tant que Ordre, on doit apprendre aussi à «vivre le net ».  A ce propos, un comité du Congrès de la Mission prévu pour Janvier prochain sera concentré su ce sujet-ci.

Monsieur Edoardo Mattei, op

 

(16 November 2016)