Le long psaume 118 et Benoit XVI

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Psaume dans la Ville
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Avec le psaume 118 commencé mercredi dernier, nous entrons pour 22 jours dans un même et unique psaume. Benoît XVI a consacré l’an passé une catéchèse sur cette perle du psautier. Nous reprenons ici son introduction.

" Le Psaume 118 (selon la tradition gréco-latine, 119 selon la tradition hébraïque,) est un Psaume très particulier, unique en son genre. Il l’est tout d’abord en raison de sa longueur : il est en effet composé de 176 versets divisés en 22 strophes de huit versets chacune. Il a ensuite la particularité d’être un « acrostiche alphabétique ».C’est-à-dire qu’il est construit selon l’alphabet hébraïque, qui est composé de 22 lettres: aleph, beth, gimel, dalet, … Chaque strophe correspond à une lettre de cet alphabet, et c’est avec cette lettre que commence la première parole des huit versets de la strophe. Il s’agit d’une construction littéraire originale et très difficile, dans laquelle l’auteur du Psaume a dû déployer toute sa bravoure!

La thématique centrale de ce Psaume est un chant imposant et solennel sur la Torah du Seigneur, c’est-à-dire sur sa Loi, un terme qui, dans son acception la plus ample et complète, doit être compris comme enseignement, instruction, directive de vie. La Torah est révélation, elle est Parole de Dieu qui interpelle l’homme et en provoque la réponse d’obéissance confiante et d’amour généreux. Et ce Psaume est entièrement parcouru par l’amour pour la Parole de Dieu, célébrant sa beauté, sa force salvifique, sa capacité de donner la joie et la vie. Parce que la Loi divine n’est pas un lourd joug d’esclavage, mais un don de grâce qui rend libres et conduit au bonheur : « Je trouve en tes volontés mes délices, je n’oublie pas ta parole », affirme le psalmiste (v. 16), et ensuite : « Guide-moi au chemin de tes commandements, car j’ai là mon plaisir » (v. 35), et encore : « Que j’aime ta loi ! tout le jour, je la médite » (v. 97). La Loi du Seigneur, sa Parole, est le centre de la vie de l’orant. Dans celle-ci, il trouve le réconfort, il en fait l’objet de sa méditation, il la conserve dans son cœur : « Dans mon cœur j’ai conservé tes promesses pour ne point faillir envers toi » (v. 11), tel est le secret du bonheur du psalmiste ; et il ajoute ensuite encore : « Les superbes m’engluent de mensonge, moi de tout cœur je garde tes préceptes » (v. 69). »

« La Parole de Dieu célèbre sa beauté, sa force salvifique, sa capacité de donner la joie et la vie »…Une belle invitation pour se laisser travailler, jour après jour, par la beauté de Dieu!