Mgr Ulrich, archevêque de Lille, a ordonné prêtre cinq frères dominicains et nommé deux autres diacres

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Mgr Ulrich, archevêque de Lille, a ordonné prêtre cinq frères dominicains et nommé deux autres diacres
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Ils se sont engagés sur les pas du Christ dans la lumière de la Treille

Dans une cathédrale Notre-Dame de la Treille remplie jusqu’aux cintres, Mgr Ulrich, archevêque de Lille, a ordonné prêtre cinq frères dominicains et nommé deux autres diacres. Un moment de grâce.

Il y a sans doute une inspiration divine lorsque la lumière pénètre dans la cathédrale par la rosace qui culmine au faîte de la majestueuse entrée. Les grandes orgues tonnent de toute leur force lorsque la réunion des prêtres du diocèse remonte la grande allée centrale jusqu’au pied de l’autel. Mgr Laurent Ulrich ferme la marche. Il est 15 h et les cloches de la cathédrale résonnent dans la ville. Dans quelques instants, ils seront cinq à être ordonnés prêtre. Dominicains, les frères Jacques-Benoît Rauscher, Emmanuel Dumont, Jean-Baptiste Régis, Pierre-André Mauduit et Olivier Catel de l’ordre des Prêcheurs marcheront sur les voies du Christ. Deux autres, Charles Desjobert et Grégoire Huyghues-Beaufond feront, eux, l’objet d’une simple ordination diaconale. Le rituel est immuable.

«  Le peuple chrétien a été consulté, ils sont jugés dignes d’êtres ordonnés  », déclame un prêtre. Les ordinands rejoignent le chœur. «  Vous vous engagez à la suite du Christ  », détaille l’archevêque de Lille avant de procéder à l’imposition des mains et le don du Saint-Esprit à chacun. L’instant est solennel. Les cinq frères viennent de recevoir la mission de rendre présent le Christ parmi les hommes, en célébrant l’eucharistie, en pardonnant les pêchés, en instruisant et en guidant le peuple qui leur sera confié, selon la sainte règle.

L’engagement au célibat est également rappelé. Avant de repartir sur leurs terres de mission, les cinq nouveaux pères reçoivent également leurs habits d’hommes d’église, l’étole et la chasuble. La lumière du soleil transperce toujours les lieux. À l’extérieur, des petites mains préparent l’apéritif qui suivra l’office. Un instant de grâce.

Par  Frédérick Lecluyse

 

(03 juillet 2017)