Mission des Soeurs de la Présentation à Agua de Dios en Colombie (1892-2011) : un legs inestimable

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The Mission of the Dominican Sisters of the Presentation in Agua de Dios, Colombia (1892-2011): a precious heritage
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Pendant plus de deux ans, l'Université Pontificale Javeriana a été présente parmi la population d'Agua de Dios, pour développer le projet de recherche intitulé « Rapprochement compréhensif de la construction sociale du territoire d'Agua de Dios à partir de la lèpre comme fait fondateur ».

Parmi les résultats, il a été possible de constater le sentiment de gratitude profonde à tous les niveaux de la population pour le travail que la Communauté des Soeurs de la Présentation a accompli pendant plus d'un siècle (1892-2011).

Des Communautés religieuses qui ont été présentes parmi la population, celle des Soeurs de la Présentation a été plus spécialement chargée de l'attention et des soins physiques et spirituels de la population malade de lèpre, vu son charisme constitutif. Nous avons pu constater les traces cette présence et de leur reconnaissance à travers des témoignages comme :

  • « Les Salésiens arrivent pour habiter et fonder, en 1891 ils demandent des Salésiennes, mais comme le charisme constitutif de celles-ci n'est pas santé et que là, 'ils avaient besoin d'une Communauté qui viendrait servir les malades, ils ont fait appel aux Soeurs de la Présentation de l'hôpital San Juan de Dios... ainsi a été donnée l'obédience aux 7 premières Soeurs qui sont venues à Agua de Dios » (ET, Travailleur au Sanatorium, août 2015).
  • « Les Soeurs (de la Présentation) étaient les chefs en infirmerie, beaucoup étaient les anesthésistes ou les infirmières qui secondaient le médecin en chirurgie. Mais en plus de ce domaine technique, était la question spirituelle, c'était la priorité » (ET, Travailleur Sanatorium, août 2015).
  • « Ces Communautés religieuses ont accompagné cette vie spirituelle, la vie affective, ces relations humaines avec les patients, ainsi ils ne se sentaient pas seuls, ils avaient la "petite sœur" qui les aidait, qui les soignait, le curé qui allait et les visitait, qui leur célébrait la messe, qui leur enseignait à jouer d'un instrument, elles ont ouvert un centre, et les enfants, où les former, alors nous avons érigé une maison pour éduquer ces enfants, enfin tout cela » (EP, septembre 2015).

La mémoire sur ce legs constitue un patrimoine immatériel qui dépasse les frontières de la Communauté et se transforme un legs inestimable qu'il est nécessaire d'amasser.

María Teresa Buitrago E., Faculté d'Infirmerie; María Stella Rodríguez Arenas, Faculté de Théologie; Carlos Eduardo Nieto, Faculté d'Architecture et des Beaux Arts

 

(17 juin 2017)