Resurexit: la retraite en ligne des frères de Liège

Sous-titre: 
Interview du fr Didier Croonenberghs op
Image: 
Didier Croonenbergh
Corps: 

Une retraite pour le Carême, d’accord, mais après Pâques, cela est moins fréquent, non ?
Effectivement. Nous, c’est-à-dire l’équipe de la pastorale des étudiants et notre communauté dominicaine liégeoise Liège, nous sommes rendus compte qu’il y avait énormément de propositions de retraites et de méditations pendant le temps du Carême. La « Retraite dans la Ville » organisée par les dominicains de Lille compte 67.000 participants. Mais il y avait assez peu de propositions entre Pâques et la Pentecôte, alors qu’à notre avis, c’est quand même le cœur de notre foi, cet événement de Pâques que nous célébrons chaque dimanche. Nous nous sommes dit : « Pourquoi pas ne pas lancer quelque chose ? » Le mot « retraite » est peut-être un peu exagéré. Ce que nous proposons, c’est un temps de méditation, de réflexion sur le cœur de notre foi qu’est l’événement de Pâques.
 
Avez-vous choisi le même style que « Retraite dans la Ville », avec inscription en ligne et envoi de textes et de vidéos ?
Tout à fait. Nous avons monté 50 vidéos et chaque jour nous en proposons une aux personnes inscrites. Il y a également un lien pour des documents audio via le podcast, un texte biblique quotidien et un texte de méditation en lien avec ce texte biblique. Et c’est absolument gratuit !
 
Que peut-on voir sur les vidéos de la retraite ?
On peut voir les frères dominicains en images, mais pas seulement les frères de notre communauté puisqu’il y aussi d’autres membres de la grande famille dominicaine, notamment les sœurs et les laïques dominicains qui proposent des méditations. Chaque méditation ne dure pas plus de trois minutes. On y parle de la résurrection dans l’art, en philosophie, en théologie, dans la vie quotidienne…
 
Vous avez plus de 600 inscrits pour cette retraite. Comment les avez-vous trouvés ?
Nous avons commencé de manière très sobre par quelques petits mails à des amis, à des proches pour leur soumettre ce projet. La réaction était tout de suite enthousiaste. Nous avons créé quelques affiches et un grand quotidien de notre région est venu frapper à notre porte pour faire un petit article. Et puis le nom « resurrexit.be » sonne assez bien. J’ai l’impression que comme tout bon projet, il ne faut pas commencer avec une trop grande diffusion.
 
Pour ceux qui ne connaissent pas le latin, que signifie « resurrexit » ?
« Resurrexit sicut dixit » veut dire « Il est ressuscité comme il l’a dit ». C’est évidemment de Jésus qu’on parle. Le nom sonnait bien…
 
Votre présence sur le web, le reste de l’année, n’est pas négligeable non plus…
Certainement ! Depuis 1996, nous proposons chaque semaine une, voire plusieurs homélies. Depuis trois ans nous publions également des homélies audio. Il y en a déjà plus de 1200 dans notre base de données. On y trouve également des textes pour méditer le mariage, le baptême… Et puis, n’oublions pas les informations sur nos trois communautés dominicaines en Belgique.
 
Pourquoi est-il important d’être à présent sur internet ? Est-ce pour donner une image plus moderne, plus positive de l’Eglise ?
J’ai eu l’occasion de vivre trois ans en Angleterre où l’immense majorité des sites sont plus que traditionnels. Et c’est vrai que si l’on veut avoir une parole qui touche un petit peu tout le monde, il faut que la parole circule et puisse toucher tout le monde. Donc l’outil internet est inévitable actuellement. Et il faut peut-être qu’une parole un peu décalée puisse y circuler. Mais nous sommes toujours en retard par rapport à pas mal de fondamentalistes sur internet.
 
D'après http://www.catho.be/