Une dominicaine tres speciale

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Sr Pauline Quinn, op
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C’est-là une version abrégée d’un article de Timothy Radcliffe, dont nous avons la permission de publier. SR Pauline, qui a également dit «oui» à notre demande, nous rappelle de prier pour elle. Nous sommes sûrs que vous vous en souviendrez dans vos prières personnelles. ous pouvez lire l’histoire complète de la sr Pauline Quinn dans le livre “Secrets partagés : la vie et le travail de sœur Pauline Quinn op” – publié le 14 oct 2016, disponible sur les sites Internet Amazon (ou demandez-le à votre librairie locale ! ).

Les bras de sœur Pauline Quinn sont entrecroisés de cicatrices. Ils jettent une lumière sévère sur la souffrance dévastatrice des maltraités. Mais par la grâce de Dieu, elle est remonté à la lumière.

Kathy, comme on l’appelait alors, a grandi dans le monde glamoureux de Hollywood. Quand son père a disparu, la famille s’est désintégrée. Après, elle a commencé une longue histoire d’abus sexuel, d’abord par un voisin et le laitier.

À l’adolescence, Kathy s’enfuyait constamment, seulement pour être reprise et envoyée à la détention juvénile. Elle se retrouva dans le fameux hôpital de Camarillo, en Californie, «un entrepôt d’êtres humains mis au rebut». Elle était enchaînée au lit et violée par deux médecins auxquels elle devait répéter: «Tu ne m’as rien fait» . Elle a commence à mourir à l’intérieur.

Se blesser était le seul moyen d’exprimer sa douleur et son désespoir. Elle est devenue une vagabonde, vivant dans les rues, se taillant, violée par des étrangers, y compris la police. Plus tard, elle a rencontré une sœur catholique, Josepha, qui a gagné sa confiance. Puis, elle a reçu un chien de berger allemand, Joni. Pour la première fois, elle se sentait en sécurité et aimée. En 1981, elle a lancé le Prison Pet Partnership Program dans le Washington State Corrections Centre for Women. Depuis, elle a commencé de tels programmes partout aux États-Unis et aussi loin que l’Argentine

Ensuite, aidée par un prêtre hospitalisé par le paludisme, elle s’est peu à peu convertie au catholicisme. Elle est devenue dominicaine tertiaire en 1987, prenant le nom de Soeur Pauline de la Croix. Exceptionnellement pour un tertiaire, elle portait un habit, et à partir de ce moment-là elle ne se coupa jamais.

Il confine au miracle qu’une seule femme, profondément blessée par des années de violence, non prise en charge par une organisation, a fait tellement. Elle croit que les gens ont une grande capacité de bonté et donc elle leur demande une générosité étonnante. Elle nous enseigne que nous devons oser demander, et demander à nouveau, parce qu’elle refuse de croire que les êtres humains sont essentiellement autocentrés.

De nombreuses communautés de sœurs ont été alarmées par son histoire et les blessures qu’elle porte, qui peut encore provoquer son explosion dans la récrimination en colère, lors qu’elle se sent menacée. J’ai reçu des tas de lettres de cardinaux indignés, évêques et nonces exigeant de savoir si elle a le droit de s’appeler une sœur dominicaine et comment elle s’ intègre dans les institutions de l’Eglise. Qui a autorité sur elle?

Je peux seulement répondre que nous étions fiers qu’elle fait partie de notre famille dominicaine et qu’elle avait mon autorité de s’appeler Soeur Pauline Quinn OP. Elle a pris ses vœux perpétuels privés devant l’éveque dominicain mexicain Raul Vera Lopez en 1995.

Nous avons besoin de gens difficiles qui défient notre complaisance et insistent sur la foi en notre capacité à être bons et généreux. Maintenant, Sœur Pauline est en cours de chimiothérapie pour le cancer. Entre une crise et une autre, elle est de retour en Californie pour voir comment il marche l’un de ses programmes de prison. Priez donc pour cette grande femme.

Ruth Anne Henderson

 

(25 mars 2017)