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La basilique de Sainte-Sabine. 4. Les tombes

n passant dans le choeur on monte au maître-autel refait à plusieurs reprises; dès l'origine, un ciborium se dressait sans doute au-dessus de l'autel; quoiqu'il en soit il y en avait certainement un à l'époque de Leon III (795-816) puisqu'il fit don de rideaux pour sa décoration. Dans l'abside, une fresque de Taddeo Zuccari représente le Christ prêchant sur la montagne; cet artiste révèle ici " un parfait exemple de rare intelligence de l'antique puisqu'il a repris dans une fresque la composition existant déjà dans la mosaïque du Ve siècle et l'a enrichie en l'adaptant au goût de ses contemporains " (F. Zeri). En partie repeinte par Camuccini en 1836, puis retouchée en 1919, cette oeuvre s'est considérablement alourdie.

On accède directement à la nef droite, soit par le portique qui est contre le côté de l'église, soit par la porte de droite sous le narthex; cette dernière est très simple, bordée de montants de marbres et surmontée par une architrave assez saillante soutenue par des tablettes, ces derniers matériaux ayant peut-être été récupérés dans la " domus " sous-jacente.

On remarque tout de suite à gauche de l'entrée, au-dessus d'une petite colonne torse, un bloc de marbre noir rond et aplati; c'est un poids romain comme on en trouve souvent à Rome dans de nombreuses églises.

Tout de suite à droite de l'entrée latérale, contré le mur, se trouve le somptueux MONUMENT FUNÉRAIRE DU CARDINAL ALESSANDRO BICHI, titulaire de la basilique, et de son frère CELIO BICHI, conseiller de la ROTE, décédés tous deux en 1657 et dont les bustes en marbre sont visibles dans les niches ovale du fronton.

Au cours des travaux de 1914-19, on a remis en évidence, dans une niche pratiquée dans le mur, une colonne - dont seule la partie supérieure émerge - de la " domus " du IIIe-IVe siècle sous-jacente qui fut probablement celle de Sabine; d'où l'origine du " titulus Sabinae ".

La CHAPELLE de St. Hyacinthe, qui dût à son grand intérêt artistique de ne pas avoir été éliminée par les restaurations, s'ouvre tout de suite après. L'autel de goût classique et décoré par une belle variété de marbres est dans le fond; St. Hyacinthe y est représenté en train de vénérer la Vierge; Lavinia Fontana, femme-peintre bolonaise, est l'auteur de cette oeuvre qui obtint un grand succès. La couleur constitue la note dominante de cette chapelle et les fresques avec lesquelles Federico Zuccari célébra, sur les murs latéraux, la " Prise d'habit de St. Hyacinthe " et sa " Canonisation ", et, sur la coupole, la " Gloire de St. Hyacinthe au Paradis " entre les saints de l'Ancien et du Nouveau Testament, sont là pour l'accentuer; on trouve sur la petite arche de Noé de cette dernière fresque - qui rappelle un laraire romain - une date : 1600, année du Jubilé et celle de la fin de la décoration.

Sur le mur de gauche est représenté un fait d'une grande importance pour l'histoire de Ste Sabine; c'est en effet ici même, dans la salle du chapitre du couvent qu'en 1220, St. Dominique revêtit le polonais Hyacinthe, son frère Ceslas et l'allemand Hermann de l'habit de l'ordre qu'il avait fondé. Le tombeau du cardinal POGGIO DEL MONTE D'AUXIA, décédé en 1483, est au fond de la nef contre le mur de droite. Nombreux sont également dans, cette nef les tombeaux à même le sol : près de la chapelle de St. Hyacinthe, celui du cardinal Guillaume d'Estang décédé en 1455, est remarquable. fin

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Fontaine

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