onorius, évêque, serviteur des serviteurs
de Dieu, à ses vénérables frères
archevêques..., évêques..., à ses
chers fils abbés, prieurs et autres... prélats
des églises auxquels ces lettres parviendront
: salut et bénédiction apostolique.
Si
vous avez le souci d'aimer et d'honorer les personnes
religieuses, vous rendez un hommage bien agréable à Dieu,
dont être serviteur c'est être roi. Ne
déclare-t-il pas que ce qu'on fait au plus petit
des siens, c'est à lui-même qû on
le fait ? [Math. xxv, 40]. Nous réclamons donc
de votre dévouement et nous vous exhortons instamment,
en vous en donnant l'ordre par cet écrit apostolique,
de tenir pour recommandés, par égard
pour nous et pour le Siège Apostolique, les
frères de l'ordre des Prêcheurs, dont
nous croyons le ministère utile et la vie religieuse
agréable à Dieu. Soutenez-les dans leur
louable dessein, assistez-les dans leurs nécessités,
eux qui, tandis qu'ils proposent gratuitement et fidèlement
la parole de Dieu et cherchent le progrès des âmes,
ne poursuivent que le Seigneur lui-même et affichent
le titre de la pauvreté.
Veillez à exécuter de telle sorte nos
requêtes et commandements, qu'au jour du jugement
impitoyable, placés à droite avec les élus,
vous receviez comme eux le royaume éternel et
n'entendiez pas la sentence de damnation des réprouvés
que ce Dieu enverra au brasier perpétuel, pour
avoir méprisé des gens de cette sorte,
car il se considère pour méprisé lui-même
dans le dédain qu'on leur manifeste [Matth.
xxv, 45].
Donné au Latran, le III des ides de février,
l'an second de notre pontificat. 
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