Brother Gerard Francisco Timoner, III, OP, erected and integrated the Monastery of the Blessed Sacrament, Ilorin, as a monastery of the Order. He arrived Nigeria on June 24. Early the next day, the Provincial of the Province of St. Joseph the Worker, Nigeria and Ghana, Brother Richard Ogedengbe, OP, the Master and the Socius for Africa, Fr. Charles Ukwe, OP,
Les moniales dominicaines avec le Maître de l’Ordre, Frère Gerard Francisco Timoner, III, OP, le Provincial de la Province de St Joseph Travailleur, Nigeria et Ghana, Frère Richard Ogedengbe, OP , le Maître et le Socius pour l’Afrique, Fr. Charles Ukwe, OP

Le 26 juin 2021, le Maître de l’Ordre, frère Gerard Francisco Timoner, III, OP, a érigé et intégré le Monastère du Saint Sacrement, Ilorin, comme monastère de l’Ordre. Il est arrivé au Nigeria le 24 juin. Tôt le lendemain, le provincial de la Province de St Joseph Travailleur, Nigeria et Ghana, frère Richard Ogedengbe, OP, le Maître et le Socius pour l’Afrique, frère Charles Ukwe, OP, se sont envolés pour Ilorin et ont été joyeusement accueillis au monastère par les sœurs avec des chants, des tambours et des danses.

Ils ont été introduits dans la salle à manger pour le petit déjeuner. Après le petit déjeuner, Sr Mary Ann a emmené ses visiteurs découvrir le monastère et leurs projets qui comprennent la culture de plantes comme les bananes plantains, les bananes, les ignames, le manioc, les oranges et les mangues, et une petite plantation de palmiers ; et l’élevage d’animaux qui comprend la porcherie, la volaille, les poissons, l’héliciculture (élevage d’escargots) et l’apiculture. D’autres projets sont la production de pain d’autel, la boulangerie et la couture (elles ont fabriqué les magnifiques vêtements utilisés pour l’occasion qui étaient un cadeau à emporter pour les prêtres et les évêques).

Le monastère avait fait peau neuve avec de belles décorations, principalement aux couleurs dominicaines, noir et blanc, réalisées par les sœurs dominicaines de Lagos et Ibadan. Elles étaient arrivées deux jours plus tôt pour aider à mettre les choses en place. De l’extérieur, on pouvait observer des signes de fêtes et noter une fois à l’intérieur du monastère, le climat de grande attente qui régnait. La cour prévue pour la célébration de la messe a reçu une touche spéciale de décoration avec des rubans, des couronnes et des guirlandes ; et en particulier, l’autel et le sanctuaire, où des auvents et des sièges ont été installés. Tout était donc apprêté afin que le peuple de Dieu se réunisse le lendemain pour assister à la lecture du décret d’érection du monastère et à la profession religieuse des sœurs. Le jour tant attendu depuis 26 ans était enfin arrivé. Tout le monde était ravi et joyeux.

Aux premières heures de la matinée du 26 juin, le ciel s’est ouvert et la pluie est tombée sans discontinuité. Les gens pensaient que cela allait gâcher la fête. Mais c’étaient des averses de bénédiction du Seigneur. Au moment de la longue procession des servants d’autel, des sœurs qui allaient faire leur profession, des prêtres et des évêques, vers le lieu de la messe, la pluie s’est arrêtée pour que la procession puisse avoir lieu. Puis, elle a repris pendant l’homélie. À la fin de la messe, qui a duré quatre heures et quinze minutes, le soleil s’était levé et le sol était sec, ce qui a permis aux sœurs nouvellement professes et à leurs invités de prendre des photos dans un environnement asséché.

Quatre évêques étaient présents à la messe : l’archevêque Gabriel Abegurin, l’archevêque d’Ibadan, qui était le célébrant principal ; l’évêque Paul Olawoore, l’évêque d’Ilorin ; l’évêque Ayo-Maria Atoyebi, OP, l’évêque émérite d’Ilorin ; et l’évêque John Oyejola du diocèse d’Oshogbo.

Il y avait environ 15 prêtres dominicains et 10 prêtres diocésains, de nombreuses sœurs dominicaines, des religieux et religieuses de différents instituts religieux du diocèse d’Ilorin. Des bienfaiteurs et bienfaitrices du monastère, ainsi que des sympathisants, étaient présents pour vivre la joie de cette journée. Quelques représentants des Fraternités laïques dominicaine de tout le pays étaient présents. La chorale des frères étudiants du prieuré St. Thomas Aquinas, Ibadan, a chanté magnifiquement lors de la messe. La présence massive des différentes branches de la famille dominicaine au Nigeria a clairement montré qu’il s’agissait vraiment d’une célébration de la famille.

Le décret d’érection du monastère a été lu au début de la messe. Onze sœurs ont fait leur profession solennelle et quatre ont fait des vœux simples. Pendant les Vêpres, une postulante a été admise au noviciat. Dans son homélie, le Maître de l’Ordre a remercié Dieu pour ses merveilleuses bénédictions, pour l’érection canonique du Monastère du Saint Sacrement à Ilorin. Il a fait remarquer que les sœurs étaient devenues une bouffée d’air frais puisqu’un monastère était érigé en Afrique alors que l’Ordre avait demandé au Saint-Siège la suppression de 13 monastères en Europe au cours des quatre dernières années pour manque de vocation. Il leur a dit qu’elles étaient devenues par leur profession les plus jeunes moniales de l’Ordre.

Le Maître a souligné le fait que les moniales contemplatives évangélisent par leur pratique de la perfection de la charité. Le fait d’embrasser la vie religieuse ne rend pas parfait, mais peut aider à perfectionner la charité. Les conseils évangéliques de chasteté, pauvreté et obéissance ne sont pas des fins mais des moyens pour devenir parfaits dans l’amour. Ils ont le pouvoir d’évangéliser par le témoignage de leurs manifestations complètes et variées. Ces conseils aident à l’imitation du Christ, celui qui se révèle comme amour. L’obéissance nous permet d’écouter dans le contexte de la communauté.

Tout ce qui concerne notre consécration religieuse, notre vocation, notre ministère, notre prière et notre communauté est réuni par la volonté de Dieu. L’obéissance est un principe d’unité qui réside dans le sacrement de l’unité qu’est l’Eucharistie. Nous restons les symboles de l’unité dans l’Église, avec le Pape -évêque de Rome- et l’évêque de notre diocèse, symboles de notre unité. L’obéissance nous aide à nous écouter les uns les autres car la vérité est disponible dans le contexte de la communauté de foi. Le Maître explique que « Le conseil évangélique de chasteté vise à parfaire notre amour les uns pour les autres ; les conseils étant ordonnés à la perfection de la charité, le premier péché contre la chasteté est le manque d’amour. La chasteté exprime l’importance de notre corps dans le mystère de notre foi avec l’espérance de la résurrection de notre corps. Notre corps est rendu saint dans l’Incarnation et la Résurrection de Jésus. En tant que prêcheurs du Verbe fait chair, nous proclamons la sainteté de notre existence corporelle. » Il a déclaré que la pauvreté évangélique est ancrée sur la première communauté de croyants qui ont partagé leurs biens afin que personne ne soit dans le besoin.

Le Maître a affirmé que « La pauvreté évangélique est une solution chrétienne à la pauvreté économique et spirituelle. » Comme la communauté apostolique, le partage des biens devient un signe complet du Royaume de Dieu. Il a rappelé aux moniales qu’en vivant fidèlement et joyeusement la vie monastique dominicaine, « vous participez à l’œuvre d’évangélisation de l’Église, car les conseils évangéliques ont le pouvoir d’évangéliser non seulement vous mais aussi les personnes qui viennent à vous connaître ». En outre, par leur apostolat particulier de l’adoration eucharistique, en priant pour les besoins de l’Église et du monde, elles soulignent le lien entre les vœux et l’Eucharistie. Le Maître poursuit en décrivant le monastère « comme une usine de prière » où les moniales intercèdent constamment pour l’Église et le monde, ainsi que pour les personnes qui les approchent pour prier pour leurs besoins.

Les sœurs ont répondu positivement à l’interrogation sur leur disponibilité à vivre leur consécration religieuse devant le Seigneur. Après le chant de la litanie des Saints, le Maître de l’Ordre a reçu leurs vœux. Il leur a également remis leurs anneaux, signe de leurs fiançailles avec le Seigneur.

La messe s’est terminée à 14h15. Même si la cérémonie a duré quatre heures et quinze minutes, elle était si vivante que personne n’était pressé de partir. En somme, ce fut une belle célébration, joyeuse et pleine d’esprit. Après la célébration liturgique, tout le monde a eu de quoi manger et boire.

fr. Charles UKWE, OP


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