Del 6 al 8 de agosto, en Oslo, la familia dominicana celebró no sólo a nuestro padre Santo Domingo
La famille dominicaine a fêté le jubilé

Du 6 au 8 août, à Oslo, la famille dominicaine a fêté non seulement notre père saint Dominique, mais aussi le jubilé des cent ans de la présence des frères prêcheurs sur place ! 

Le terme de « famille » n’est ici pas employé à la légère, et il s’impose, tant la joie réunissant les festoyants était grande. Plus personne ne voulait repartir ! ni les fidèles du couvent, ni les laïcs o.p., et pas davantage les sœurs, moniales ou apostoliques, et les frères, tous au rendez-vous, venus des quatre coins du vicariat de Dacie et de la province de France, et parfois à pieds – pour les plus jeunes ! L’Ordre, dans ses quatre rameaux, est donc bien vivant dans la capitale norvégienne, et l’on peut parler de véritable « Eglise dominicaine », greffée en Christ, qui donne son vin nouveau, au pays de saint Ulaf.

Nous avons célébré la Transfiguration du Seigneur dans le haut-lieu contemplatif du monastère de Lunden, où les moniales ont également dressé une table royale pour lancer le jubilé.


Nous avons eu la grâce de conférences, données en anglais par des fidèles entre toutes du couvent, dans l’église magnifique, avec une excellente (et lyrique) rétrospective historique sur la vie du couvent, de la communauté et des frères ces cent dernières années, et une présentation de l’œuvre du frère Marie-Alain Couturier (alors étudiant) dans ses fresques et vitraux de l’église conventuelle et de la chapelle des sœurs voisines. En plus d’une richesse humaine, un trésor artistique, donc !


Reportées plusieurs fois eu égard aux contraintes impliquées par un mystérieux virus épidémique, les professions de deux nouvelles laïques dominicaines ont également eu lieu, de manière finalement fort opportune, ce week-end.

Et dimanche, solennité de N.P.S.D, Mgr Bernt Ivar Eidsvig, c.r.s.a., évêque d’Oslo, a présidé et prêché, au matin, la grand’messe. La joie était palpable, et les Norvégiens chantent bien, fort, avec du cœur ! Les voix des fidèles se mariaient parfaitement avec le très bel orgue strasbourgeois de l’église…


Enfin, comme il se doit, nous avons beaucoup mangé et bu (et pas seulement du café, malgré l’habitude norvégienne) !

Pour les quelques frères français, ils ont pu avoir l’illusion fort agréable (et tout de même un peu étonnante de nos jours) d’absolument tout comprendre au norvégien, et pour cause : les Norvégiens catholiques d’ici parlent français! l’Eglise locale ayant donc partie liée, dans son histoire, avec le pays du baptême d’Ulaf (à Rouen)…

Mais voilà, après toutes ces festivités et ces jours de joie et de sanctification, il a fallu pour chacun se dire au revoir, après un dernier verre, et un dernier festin, digne du Royame, à Sta Katarinahjemmet.


Au revoir! dans l’intense espoir de voir arriver ici de nouveaux dominicains et dominicaines, agrandissant le groupe rayonnant et souriant des frères et des sœurs prêcheurs, et perpétuer les générations de chrétiens fervents qui se succèdent, accomplissant (disons-le en ce mois d’août si doré en Scandinavie) une magnifique moisson pour le Seigneur ! 


Fra Thomas Carrique, OP